L'extrait de la noix de cajou pourrait être un antidiabétique efficace et prometteur, selon une récente étude de l'Université de Montréal, publiée dans Molecular Nutrition & Food Research. Cette étude a analysé les bienfaits sur le diabète que l'on prête aux différents produits de l'anacardier (cajou).
L'objectif de l'étude était d'examiner l'impact des feuilles, de l'écorce, des noix et des pommes d'anacardiers originaires du nord-est du Brésil et d'autres pays de l'hémisphère sud sur les cellules qui répondent à l'insuline.
«De tous les extraits testés, seul l'extrait de noix de cajou a stimulé de manière significative l'absorption du sucre dans le sang par les cellules musculaires », souligne le directeur de cette recherche, Pierre S. Haddad, professeur de pharmacologie à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal. Les extraits d'autres éléments de cette plante n'ont pas eu le même effet, ce qui semble indiquer que l'extrait de noix de cajou contient des substances actives dotées d'éventuelles propriétés antidiabétiques.
Les produits de l'anacardier sont depuis longtemps réputés d’avoir des effets anti-inflammatoires et de contrer la hausse du taux de glucose dans le sang. « Notre étude valide l'usage traditionnel qui est fait des produits de l'anacardier contre le diabète et a permis de découvrir que certains de ses éléments naturels pouvaient servir à créer de nouveaux traitements oraux », précise le professeur Haddad, qui est également directeur de l'équipe de recherche sur les médecines autochtones antidiabétiques des Instituts canadiens de recherche en santé, à l'Université de Montréal.
Refaire le plein d’énergie
En Inde, la consommation de noix de cajou, mélangée à du lait et à du sucre brun, est même recommandée pour refaire le plein d’énergie. La noix de cajou est également réputée pour son huile utilisée dans de nombreux produits pharmaceutiques pour soigner l’eczéma ou encore les ulcères. La noix de cajou est riche en cuivre, en magnésium, en vitamine C et en potassium.
Il serait dommage de s’en priver, estime, pour sa part, Shakoontala Koolwont, esthéticienne naturopathe, car c’est la moins grasse. « Elle contient également beaucoup de fibres, de vitamines A et E, de minéraux et d'oligoéléments qui en font un aliment de choix pour compléter les apports nutritionnels journaliers. La présence d'acides gras aide à réduire le taux de cholestérol et prévient dans un même temps les maladies cardio-vasculaires », ajoute-t-elle.
Il faut en consommer en moyenne 150 g à 200 g par semaine pour ressentir les bienfaits.