La raison est facile à comprendre : la chaleur estivale entraîne la dilatation des parois de nos veines, particulièrement celles des jambes qui deviennent lourdes.
Cette lourdeur est due tout simplement au poids du sang qui stagne dans nos mollets, nos chevilles et nos pieds, phénomène appelé la stase veineuse. Il y a aussi, l’inactivité physique, une mauvaise alimentation, la prise de poids …qui développent des troubles de la circulation veineuse des jambes chez de plus en plus de Mauriciens. Selon les professionnels de santé, 57% des femmes et 26% des hommes sont concernés par ce problème. Parmi, une bonne partie ont des varices visibles, d’autres complications peuvent survenir telles que des pigmentations brunes sur la peau des chevilles, des ulcères variqueux ou encore des phlébites aux conséquences parfois dramatique, explique le Dr Beeharry, médecin généraliste dans le privé. Tout en ajoutant que « la prévention passe par l’activité physique, une bonne alimentation et le maintien du poids de forme ».
Lorsque l’on a un terrain à risque (hérédité, déséquilibre hormonal, travail en station assise ou debout prolongée…), les deux mots clés pour éviter que les troubles veineux ne deviennent chroniques sont “dépistage” et “prévention”. Marchez, bougez… et, si vos jambes vous causent des soucis, courez chez le médecin !”, précise le Dr Beeharry.
Une femme sur deux concernée
Les jambes lourdes sont le signe d’une déficience de la circulation de retour. Une femme sur deux est concernée, selon le médecin généraliste. «Ces problèmes circulatoires surviennent surtout en surface car les vaisseaux superficiels ne sont pas entourés de muscles et doivent maintenir seuls une pression suffisante pour faire remonter le sang. Lorsque les parois manquent de tonicité, les jambes enflent et quelques vaisseaux peuvent éclater en laissant sur la peau des marbrures inesthétiques», indique ce dernier.
Si l’insuffisance veineuse touche deux fois plus de femmes que d’hommes, c’est à cause des hormones féminines. Les œstrogènes augmentent la rétention d’eau, la stagnation du sang dans les vaisseaux et donc l’effet “jambes lourdes”, tandis que la progestérone tend à rééquilibrer cet effet. D’où des troubles accentués au moment de la ménopause dûs au déséquilibre hormonal. Au cours du cycle menstruel, les variations hormonales accentuent également l’effet “jambes lourdes” notamment quelques jours avant les règles, rappelle le Dr Beeharry.
Les signes
Chevilles gonflées, sensations de lourdeur ou de pesanteur dans les jambes, avec parfois des fourmillements, des démangeaisons, des crampes nocturnes ou des impatiences… autant de signes avant-coureurs de la maladie veineuse. Ces symptômes sont plus fréquents après l’âge de 50 ans mais ils peuvent débuter bien avant chez la femme, notamment peu de temps après la puberté. Il ne faut pas les prendre à la légère, met en garde le Dr Beeharry.
D’autre part, selon les experts de santé, la probabilité d’avoir des varices augmente selon le nombre de grossesses menées à terme. Il est de 23 % lors de la première grossesse, de 27 % lors des deuxième et troisième grossesses et de 31 % lors de la quatrième grossesse.
Les hommes pas épargnés
Les hommes ne sont pas épargnés par les problèmes de circulation sanguine. Chez eux la douleur se manifeste par des tensions, des lourdeurs, des varicosités, des crampes et, assez souvent, par une sensation de démangeaison des membres inférieurs. En général, ces troubles apparaissent plus tardivement que chez les femmes. Mais, comme les hommes consultent beaucoup plus tardivement que le sexe opposé, ils se retrouvent volontiers avec une insuffisance veineuse chronique dès l’âge de 60 ans, précise le médecin.
Les plantes de la légèreté
Les plantes peuvent être utiles pour les capillaires. Certains végétaux, qui entrent d’ailleurs dans la composition de nombreux veinotoniques, ont la propriété de tonifier les parois veineuses et de réguler le flux sanguin, avance pour sa par la naturopathe Shakoontala Koolwont. « C’est le cas de la vigne rouge, du marron d’Inde, de l’hamamélis, du petit houx et du gingko biloba. On les trouvera en pharmacie ayurvédique, sous forme de tisanes, gélules ou solutions aqueuses et certaines formules associent plusieurs de ces végétaux », rappelle cette dernière.
D’autre part, elle souligne qu’il y a aussi les cures de thalassothérapie proposées par plusieurs centres par des experts. « L’eau de mer, riche en oligo-éléments et minéraux, a une composition identique quelle que soit sa provenance. Son action sur les jambes est surtout mécanique. «Ils permettent de recevoir des soins qui reboostent la circulation sanguine et tonifient les muscles de soutien tout en profitant des conseils avisés par les spécialistes pour continuer de se soigner de retour chez soi », conclut Shakoontala Koolwont.
Après les fortes pluies - Gare aux infections gastro-intestinales
Suite aux intempéries climatiques de ces derniers jours, il y a un risque potentiel d’augmentation des infections gastro-intestinales et de prolifération des moustiques. De ce fait, le ministère de la Santé et de la Qualité de la vie conseille au public de prendre les précautions suivantes:
- Faire bouillir l’eau avant de la consommer;
- Se laver les mains fréquemment avec eau et savon;
- Consommer des repas fraîchement préparés;
- Laver soigneusement les fruits et les légumes;
- Ne pas consommer les fruits abîmés et à terre;
- Protéger les aliments, en les couvrant, contre la contamination par insectes;
- S’assurer que l’eau ne s’accumule pas sur la toiture des maisons;
- Couvrir convenablement les réservoirs d’eau de façon à ce que les moustiques n’y prolifèrent pas;
- Se débarrasser de tout objet qui pourrait être source d’accumulation d’eau dans l’environnement extérieur (pneus usagés, boîtes de conserve, déchets ménagers);
- Veiller à ce qu’il n’y ait pas de rétention d’eau dans les assiettes sous les pots aux fleurs;
- Ramasser les feuilles mortes et les fruits tombés à terre et les mettre dans une poubelle couverte; et
- Prendre des précautions pour éviter les piqûres de moustiques.


